Accueil du site Symbole de l'école Site web de Shanshan, calligraphe Externe Interne Armes traditionnelles

Qìgōng

JPEG - 71.2 ko

氣功 Qìgōng signi­fie en chi­nois « tra­vail (gōng) de l’énergie, du souf­fle (qì) ». Il dési­gne une mul­ti­tude de pra­ti­ques énergétiques qui trou­vent prin­ci­pa­le­ment leur ori­gine dans le taoïsme et le boud­dhisme, dont la fina­lité est d’entre­te­nir et d’amé­lio­rer la santé.

Depuis les pré­mi­ces de la phi­lo­so­phie taoïste, ses adep­tes ont cher­ché à pré­ser­ver leur énergie vitale, en har­mo­nie avec la nature, déve­lop­pant des exer­ci­ces res­pi­ra­toi­res et médi­ta­tifs.

JPEG - 162.1 ko
Bodhidharma
Lune derrière une fenêtre délabrée, estampe de Yoshitoshi (1886). Domaine public.

Parallèlement, vers le VIe siècle de notre ère, Bodhidarma (Bồ-đề-đạt-ma en viet­na­mien, 菩提達摩 Pútídámó en chi­nois) crée le boud­dhisme 禪 chán (zen en japo­nais) au monas­tère de 少林 Shàolín et aurait trans­mis aux moines le Traité de net­toyage des mus­cles et ten­dons et le Traité de puri­fi­ca­tion de la moelle et des os. Ces évènements tein­tés de légende mar­quent l’émergence d’arts mar­tiaux liés au boud­dhisme qui intè­grent une préoc­cu­pa­tion de santé et de spi­ri­tua­lité, et non pas le point de départ des arts mar­tiaux ou l’inven­tion du qìgōng comme on peut le lire trop sou­vent.


JPEG - 15.4 ko
Lǎozǐ
Domaine public.

Au cours des siè­cles, ces deux ver­sants du qìgōng se sont par­fois mêlés, modi­fiés au contact d’autres phi­lo­so­phies et enri­chis de créa­tions indi­vi­duel­les. Certaines écoles sont res­tées ancrées dans une ascen­dance par­ti­cu­lière alors que d’autres sont au confluent de ces tra­di­tions. C’est sou­vent le cas des écoles d’arts mar­tiaux d’ori­gine viet­na­mienne comme la nôtre car le pays est très influencé par « les trois doc­tri­nes » : boud­dhisme, taoïsme et confu­cia­nisme.

JPEG - 20.7 ko
Confucius
E.T.C. Werner (1922). Domaine public.

Le qìgōng est une gym­nas­ti­que tantôt douce et relaxante, tantôt toni­fiante, qui s’appuie sur les prin­ci­pes de la méde­cine tra­di­tion­nelle chi­noise. Grâce à une grande variété d’exer­ci­ces, ses effets se res­sen­tent aux niveaux phy­si­que, psy­chi­que et émotionnel. Cette pra­ti­que permet en effet d’assou­plir et de ren­for­cer mus­cles et ten­dons, de sup­pri­mer les blo­ca­ges ostéo-arti­cu­lai­res, ce qui libère la cir­cu­la­tion énergétique et entraîne une amé­lio­ra­tion glo­bale du fonc­tion­ne­ment de l’orga­nisme. L’étirement des méri­diens d’acu­punc­ture et l’action sur des points par­ti­cu­liers ren­force les orga­nes et les fonc­tions phy­sio­lo­gi­ques asso­ciées. Enfin, le contrôle de la res­pi­ra­tion influe sur la ges­tion de ses émotions et permet de diri­ger le .

Le terme « qìgōng » est très géné­ral et pour­rait s’appli­quer à l’ensem­ble de l’interne, voire à toute pra­ti­que cor­po­relle, mais nous nous en ser­vons dans l’école pour dési­gner le tra­vail res­pi­ra­toire, les séries d’exer­ci­ces sta­ti­ques et les formes des cinq ani­maux.

Le qìgōng dans l’école

─ Travail res­pi­ra­toire ;
─ dix-huit séries de mou­ve­ments sta­ti­ques ;
─ les cinq ani­maux.


2.0.8 | Squelette | Hébergement Free-H.org | xhtml 1.0 valide ?